Entretenir ses gants en chevreau sans les abîmer

Recevoir une paire de gants en chevreau dans sa boîte aux lettres, c’est un peu comme découvrir un secret bien gardé de l’élégance. Les modèles Pedcary de Hungant, confectionnés artisanalement en Roumanie, sont arrivés hier, prêts à affronter la rudesse de l’hiver sans compromettre le style. La présentation détaillée de ces gants vous attend un peu plus bas, mais avant tout, place à un guide pratique pour ne pas se tromper.

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Une nouvelle paire de gants est arrivée dans la boîte aux lettres hier ! Gants Pedcary de Hungant, un fabricant artisanal basé en Roumanie. Rien de mieux pour affronter l’hiver avec style. La présentation de ces gants se fera à la fin de l’article, mais commençons par un bref guide.

Source : Putthison

Comment choisir les gants en cuir ?

Comprendre les différents cuirs

Le cuir, c’est le cœur du gant. Impossible de parler élégance sans évoquer la matière. Le choix du cuir influence directement le caractère et l’usage du gant : un cuir lisse et fin s’impose dans un registre habillé, alors qu’un cuir plus marqué, plus épais, trouve sa place dans un contexte plus décontracté ou sportif.

Voici un panorama des principaux cuirs, classés du plus raffiné au plus décontracté :

  • Chèvre/Agneau : Deux peaux très souples, idéales pour des gants fins et près de la main. Leur brillance suggère parfois une touche féminine : à réserver aux ensembles formels.
  • Cerf : Douceur, chaleur et souplesse, le cuir de cerf séduit par son grain naturel, très apprécié pour son confort.
  • Pécari : Issu d’un mammifère d’Amérique du Sud, ce cuir allie souplesse et chaleur. Il se patine rapidement, ce qui en fait un allié des amateurs de belles matières évolutives.
  • Carpincho : Souvent cité aux côtés du pécari, ce cuir sud-américain se distingue par sa texture très marquée et sa durabilité.
  • Élan : Résistant, épais, il assure une isolation efficace. Parfait pour les gants d’hiver au style plus casual.
  • Cuirs de velours (nubuck, daim…) : Catégorie à part, ces cuirs ne gagnent pas en beauté avec le temps, contrairement aux autres cités. À manier avec prudence.

Quant au cuir de porc ou de mouton, on les retrouve souvent sur des modèles d’entrée de gamme, bien loin de la noblesse recherchée.

Doublure : choix entre confort et style

Les gants non doublés épousent la main comme une seconde peau, dessinant une silhouette élégante et épurée. Pourtant, sous la morsure du froid, il devient parfois nécessaire de s’orienter vers des doublures en soie, laine ou cachemire. À noter : les modèles non doublés sont toujours cousus à l’extérieur, pour éviter toute gêne au bout des doigts. On les reconnaît à la finition X-finger.

Les gants cousus à la main ont une âme. Avec le temps, le cuir acquiert une patine unique, révélant ce que les passionnés appellent le « porter ».

Quelques conseils de style

Deux options s’offrent à vous concernant la couleur : harmoniser vos gants avec vos chaussures, sans chercher l’exacte même teinte, ou opter pour un contraste franc : jaune, vert, rouge… à chacun son audace.

Exemple typique : des gants parfaitement assortis à une paire de mocassins, comme ces châtaignes identiques. Source : Carnaval de Danilo

Pour le choix des coutures, la machine apporte de la finesse aux gants formels. Les coutures réalisées à la main, quant à elles, donnent une touche sportive et décontractée.

À gauche, un gant cousu à la machine en cuir de chèvre. À droite, des modèles cousus main en carpincho et pécari. La différence saute aux yeux. Source : maillots de travail

Un autre critère : la coupe. Les gants taillés dans une seule pièce, sans couture le long de l’index, sont plus solides et offrent une allure plus raffinée.

Sur ce modèle monobloc, on remarque l’absence de couture le long de l’index. Source : PermanentStyle

Quand la température grimpe en journée, ne les abandonnez pas n’importe où : glissez simplement vos gants dans la poche poitrine de votre veste ou manteau. Le geste est simple, le rendu soigné.

Source : PermanentStyle

Une règle simple pour choisir la bonne taille

Un dernier conseil, et non des moindres : comme pour toute pièce en cuir, un gant se détend avec le temps. Mieux vaut donc acheter vos gants bien ajustés. Visez la taille la plus petite dans laquelle votre main peut entrer. Le tout, avec ce petit effort nécessaire pour enfiler la première fois… une expérience qui parle à beaucoup.

Présentation des gants en pécari Hungant (110€)

La découverte de cette marque s’est faite presque par hasard, en fouillant sur Ebay à la recherche de gants adaptés à la saison froide. Le prix interpelle : 110 € pour du pécari, doublure cachemire et coutures main. Peu de concurrents peuvent en dire autant.

Le cuir paraît un peu plus fin que sur d’autres pécaris de ma collection. Ce détail mis à part, la satisfaction est là : coutures nettes, belle couleur profonde. Reste à les porter pour leur donner tout leur caractère.

Pour un tour de main de 22,5 cm, j’ai opté pour une taille 8. Avec du recul, une taille en dessous aurait certainement été plus ajustée.

La doublure en cachemire apporte de l’épaisseur et un confort moelleux. Ceux qui recherchent la finesse privilégieront un modèle non doublé, plus élégant et un peu moins coûteux.

Pour composer une tenue, rien de tel que d’associer ces gants à une veste Barbour et un col roulé vert sapin (ici, un modèle Uniqlo).

Pour commander : tout se passe directement sur le site de la marque ou via leur boutique Ebay. Leur compte Instagram réunit les différentes variantes proposées.

La gamme s’étend du pécari au carpincho, en passant par le cerf et l’agneau, sans oublier les modèles de conduite. Petit rappel : évitez d’utiliser vos gants en pécari au volant, ils n’apprécient pas l’exercice.

Autres marques à considérer

Omega Guanti

Omega Guanti, maison italienne reconnue dans l’univers du gant, propose ses modèles chez Zampa Di Gallina. Comptez de 200 à 250 € pour une paire en pécari, et 100 à 150 € pour des modèles en agneau.

Hestra

La marque suédoise s’est forgée une réputation solide grâce à ses gants de ski, mais elle sait aussi produire des modèles habillés. Disponibles par exemple chez The Armoury, comptez environ 300 € pour des gants en carpincho ou en pécari.

Causse

Cette maison française élève l’art du gant à son sommet, avec des modèles en pécari avoisinant les 500 €. Un investissement, certes, mais la qualité est là.

Quelques photos pour finir

Source : Fabio Attanasio

Source : Instagram @aarch .co

Source : Instagram @aarch .co

Source : Instagram @aarch .co

Source : Rose et Born

Source : Le Sartorialiste

Source : Shibumi Firenze

Source : Shibumi Firenze

Source : Le Manège militaire/Hestra

Source : Le Manège militaire/Hestra

Source : Instagram @aarch .co

Source : Instagram @aarch .co

Source : Niccoló E. Zaffarano

Source : Instagram @flannels_and_tweed

Dennis Armstead

Arts de l’habillement

Source : Le Sartorialiste

Source : Rose et Born

Finalement, entre le choix de la matière, la coupe et le style, chaque détail des gants façonne une allure qui vous ressemble. Le cuir vit, la patine raconte, et chaque hiver apporte son lot d’histoires à enfiler du bout des doigts. L’élégance ne prend jamais froid.