Changer ses euros pour la Turquie : les meilleurs endroits à choisir

On parle de la livre turque, cette monnaie qui s’affiche partout en Turquie sous le nom de « Lira ». Pour les petites pièces, c’est le kuruş, prononcé « kurush » chez nous. Les chiffres, eux, varient sans crier gare d’une saison à l’autre, un œil sur le taux de change, et vous éviterez des surprises à la caisse.

Le taux de change de la livre turque

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Les billets et les pièces jouent parfois à qui ressemble le plus à son voisin. Pas de place pour l’approximation : sortez deux pochettes, une pour les euros, l’autre pour les lires. Un exemple vaut mieux qu’un long discours : la ressemblance entre un billet de 50€ et 50 TL, ou entre 10€ et 10 TL, peut facilement tromper un œil distrait. Même combat pour la pièce d’1 euro et celle d’1 lira. Gare aux confusions au moment de payer.

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Où changer l’euro à Istanbul ?, lire turque

Les euros circulent assez librement dans les zones touristiques. Pourtant, rien n’oblige un commerçant à les accepter. Pour les taxis, les transports en commun, bus, bateau, tram, métro, la règle est claire : paiement en livre turque exigé.

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Si vous tendez un billet en euros, anticipez le calcul du taux du jour. Le vendeur, la plupart du temps, vous rendra la monnaie en lires. Pour éviter de perdre au change, il vaut mieux prévoir l’appoint, ou au moins comprendre ce que vous êtes censé récupérer. Parfois, un geste amical se traduit par la monnaie exacte, calculée au plus juste.

Changer vos euros en France, dans une banque, revient rarement à faire une bonne affaire. Les taux proposés n’offrent aucun avantage, sauf si, par un hasard rare, vous avez un contact au guichet. Les bureaux de change, eux, sont partout à Istanbul, on en croise à chaque coin de rue, et proposent des commissions faibles, voire inexistantes.

Autre solution : les aéroports et les hôtels acceptent aussi les opérations de change. Mais là, le taux ressemble souvent à une punition, très bas, rarement favorable. Les banques turques, quant à elles, proposent parfois un taux compétitif, proche de celui des bureaux de change, mais il faut s’armer de patience : l’attente peut s’éterniser, surtout aux heures d’affluence.

Au distributeur, repérez le symbole euro : cela signifie que vous pourrez retirer au choix des euros ou des lires turques. Attention, ce n’est pas systématique sur tous les guichets. La commission appliquée apparaîtra sur votre relevé bancaire, parfois bien après votre retour. Si le taux de change n’est pas affiché pendant l’opération, il vous reste à faire le calcul mental, ou à vérifier sur votre appli bancaire une fois rentré.

Voici à quoi ressemble la gamme des billets et pièces que vous croiserez lors de vos paiements en Turquie :

  • Billets : 5, 10, 20, 50, 100, 200 lires
  • Pièces : 5 kuruş, 10 kuruş, 25 kuruş, 50 kuruş, 1 lira

Dans les petites boutiques, il n’est pas rare que le commerçant n’ait pas la monnaie exacte, surtout pour les plus petites coupures comme le 1 kuruş ou le 5 kuruş. Pas la peine d’insister : il n’y a pas là de volonté de gruger le touriste. C’est simplement que ces pièces sont quasi inexistantes dans la caisse, et les Turcs ne s’en formalisent pas non plus. La scène est quotidienne, rien d’inédit.

Inversement, si vous n’avez pas la petite pièce pour compléter, il y a de fortes chances que le commerçant vous fasse signe que ce n’est pas grave. Sauf peut-être dans les quartiers où le tourisme de masse impose ses propres règles, on règle ça à la bonne franquette.

Petit rappel à ceux qui retrouveraient d’anciens billets turcs dans un tiroir : depuis le 1er janvier 2005, la nouvelle livre turque a remplacé les billets à rallonge (adieu les millions de TL). Six zéros ont disparu. Un million d’anciennes lires ne vaut plus qu’une nouvelle lira. Les vieux billets n’ont plus aucune valeur, inutile de les emporter dans votre valise, gardez-les comme souvenirs d’une époque révolue.

À Istanbul, la monnaie s’invite à chaque coin de rue, du bureau de change à la petite échoppe. Reste à jongler entre billets colorés et taux qui jouent les équilibristes, pour transformer chaque euro en aventure locale.