Situer le Kazakhstan sur la carte du monde

Deux virgules, 2,7 millions de kilomètres carrés et neuf frontières terrestres : le Kazakhstan ne laisse personne indifférent, ni les géographes ni les passionnés d’espaces immenses. Cette mosaïque d’Asie centrale, officielle « République du Kazakhstan », se déploie sur une surface qui ferait pâlir bien des pays du globe. C’est le plus vaste État enclavé de la planète. De la Volga à l’ouest jusqu’aux montagnes de l’Altaï à l’est, des steppes sibériennes au nord jusqu’aux confins du Kyzylkum et de la chaîne du Tien Shan au sud, il faut parcourir 3 000 kilomètres pour traverser ce territoire d’un bout à l’autre.

Le Kazakhstan se divise en 14 régions, auxquelles s’ajoutent deux villes qui pèsent lourd sur le plan national : Astana, la capitale administrative, et Almaty, la grande métropole du sud. Depuis 1997, Astana s’est imposée comme le centre politique du pays. Son nom, qui signifie tout simplement « capitale » en kazakh, n’a rien d’un hasard. Astana, posée sur les rives de la Yessil, rassemble plus de 800 000 habitants. Almaty, l’ancienne capitale, reste le cœur économique et culturel du pays, animée par plus de 1,5 million de résidents. Surnommée « la capitale du sud », elle séduit par ses paysages montagneux et son histoire de berceau de la pomme. D’ailleurs, « Almaty » évoque la pomme dans la langue locale : un clin d’œil à ses racines naturelles.

Avec ses 17,5 millions d’habitants, le Kazakhstan forme un patchwork multiethnique où cohabitent environ 120 nationalités et groupes ethniques. Les Kazakhs représentent près des deux tiers de la population, suivis des Russes (23 %), puis des Ouzbeks, Ukrainiens, Ouïghours, Tatars, Allemands et d’autres communautés qui témoignent de la richesse humaine du pays.

L’indépendance, acquise en 1991 après la chute de l’Union soviétique, a ouvert un nouveau chapitre. République unitaire, laïque, à la tête de laquelle siège un président, le pays s’appuie sur un parlement bicaméral composé du Sénat et du Majlis.

Le kazakh constitue la langue officielle, mais le russe reste omniprésent dans l’administration et le commerce. Chacun s’exprime librement dans sa langue maternelle. Désormais, l’État encourage une politique trilingue : kazakh, russe, anglais, visant à ancrer le pays dans la modernité.

Culture

L’évolution des coutumes kazakhes puise dans l’histoire et la religion. À l’origine, les croyances du tengrisme fondaient la vision du monde : le ciel (Tengi), la terre (Umai) et les ancêtres guidaient la vie quotidienne. L’arrivée de l’islam a ensuite remodelé les traditions, créant un ensemble complexe de rituels liés à la vie humaine : de la naissance au mariage, de l’éducation à l’hospitalité, jusqu’aux funérailles.

Le respect envers les aînés et les ancêtres occupe une place centrale. Savoir remonter son arbre généalogique jusqu’à la septième génération relève du devoir. Cette mémoire familiale permet aussi d’éviter les unions entre proches. L’hospitalité, quant à elle, est un pilier de la société. Dès l’enfance, les Kazakhs apprennent à accueillir chaleureusement. Un invité, même imprévu, reçoit toujours les mets les plus savoureux. Le proverbe local le résume bien : « Si un invité vient, il apporte du bonheur ».

Le Kazakhstan d’aujourd’hui réunit des cultures, des langues, des musiques et des cuisines variées. Cette diversité saute aux yeux dans les grandes agglomérations comme Almaty, Astana et Shymkent, dont la population dépasse ou avoisine le million d’habitants issus de différentes origines.

Nourriture et boisson

Les habitudes alimentaires kazakhes reflètent la diversité ethnique, l’héritage historique et la modernité. Dans les grandes villes, il n’est pas rare de croiser des restaurants japonais, italiens, américains ou chinois. Mais au quotidien, les familles privilégient souvent les plats traditionnels kazakhs (comme le beshbarmak ou le kuurdak), ou optent pour des recettes ouzbèkes, ouïghoures, russes ou ukrainiennes (plov, lagman, manty, borsh, pelmeny, varenyky).

Le plat emblématique ? Le beshbarmak, littéralement « cinq doigts », se mange à la main. Servi sur un grand plat rond, il associe des morceaux de pâtes à de la viande d’agneau ou de cheval.

Le thé règne sur la table kazakhe. Noir, agrémenté de lait ou de citron, il se boit à toutes les heures du jour. Parmi les boissons locales, on retrouve le kumis (lait de jument fermenté), le shubat (lait de chamelle fermenté) et l’airan (lait de vache fermenté).

Activités populaires

La vie urbaine au Kazakhstan rime avec dynamisme. Nombreux sont ceux qui s’adonnent régulièrement à des activités sportives : fitness, yoga, danse, cyclisme, boxe, karaté… Les week-ends sont souvent consacrés à la détente dans des restaurants, cafés, pubs ou clubs. Ceux qui préfèrent la culture trouvent leur bonheur dans les musées, théâtres, opéras et expositions.

Aller au cinéma reste un plaisir partagé par toutes les générations : popcorn, soda, et nouveautés à l’affiche. Le karaoké séduit aussi, au point qu’il vaut mieux réserver sa place à l’avance dans les établissements prisés.

À Almaty, la montagne n’est jamais loin. La ville, blottie au pied du Zailiiskoe Alatau, attire amateurs de randonnée, d’escalade, de rafting ou de pique-nique en été, et de ski ou patinage en hiver. Les stations de Shymbulak et la patinoire Medeo figurent parmi les destinations favorites pour s’évader du quotidien.

Météo

Le Kazakhstan connaît un climat continental marqué. Sa position au cœur de l’Eurasie, sans accès direct à la mer, explique d’importantes variations de température : des hivers longs et rudes, des étés courts au nord, plus chauds et prolongés au sud. L’air reste sec, les précipitations rares.

Le pays traverse les quatre saisons. Janvier, le mois le plus rigoureux, fait plonger le thermomètre jusqu’à -19°C au nord (et parfois sous les -50°C), tandis qu’au sud, il oscille autour de -4°C. L’été, les températures grimpent facilement de 19°C à 26°C, voire 35°C ou 40°C lors des pics de chaleur.

Sûreté et sécurité

Le Kazakhstan offre un environnement globalement sûr. Pour éviter les mauvaises surprises, il suffit d’appliquer quelques règles élémentaires : éviter de se promener seul la nuit, surtout en périphérie ou à la campagne, ne pas engager la conversation avec des inconnus au comportement suspect, privilégier les taxis officiels. Les incidents concernent principalement les abords des bars, boîtes de nuit et cafés, tard le soir.

Système éducatif

Le système scolaire kazakh a profondément évolué depuis 1991. Héritée de l’ère soviétique, l’éducation reposait sur des bases théoriques solides. Aujourd’hui, l’enseignement primaire, secondaire et supérieur reste accessible gratuitement. Des réformes majeures ont vu le jour : adhésion au processus de Bologne, système de crédits, formation tout au long de la vie, organisation en trois niveaux (licence-master-doctorat), ouverture au privé, développement de la pensée critique. On distingue désormais établissements publics et privés, écoles gratuites ou payantes. Malgré cette diversité, l’égalité d’accès à une éducation de qualité reste un défi : écoles privées d’élite (Miras, Haileybury, Almaty International School, Tamos Education, Dostar…) côtoient les établissements publics. L’État cherche à réduire l’écart en ouvrant des écoles pour élèves talentueux comme Nazarbaïev ou Daryn.

Enseignement primaire

L’école primaire débute après la maternelle, autour de 6 ou 7 ans. Elle dure quatre ans et se déroule en kazakh ou en russe. L’enseignement public est gratuit, même si des écoles privées existent. Le ministère de l’Éducation pilote les contenus, la qualité et l’organisation. Les élèves suivent généralement des cours le matin ou l’après-midi. L’année scolaire est rythmée par quatre trimestres, trois périodes de vacances courtes et une longue pause estivale.

Enseignement secondaire

Le secondaire se découpe en deux étapes : collège (cinq ans) et lycée (deux ans). Le collège, obligatoire et gratuit, s’achève vers 16 ans avec un certificat. Les élèves choisissent alors de poursuivre au lycée, d’intégrer une école professionnelle ou de s’arrêter là. Le lycée, non obligatoire mais gratuit, mène au diplôme d’études secondaires, ouvrant la porte à l’université ou à la vie active.

Enseignement supérieur

Le Kazakhstan vise le peloton de tête mondial en matière de développement. L’enseignement supérieur s’inspire largement des modèles américains. Le pays compte 127 établissements, publics ou privés, pour environ 450 000 étudiants. Les universités rivalisent pour attirer les meilleurs profils et améliorer leur réputation, participant à des classements nationaux et internationaux. En 2015-2016, huit universités figuraient dans le top 100 du classement QS Europe de l’Est et Asie centrale.

L’accès à l’université dépend du diplôme du secondaire et des résultats à l’UNT (test national unifié) ou au CT (test complexe). Les études supérieures peuvent être financées par l’État via des bourses attribuées selon les résultats scolaires et concours. En 2015-2016, 30 % des étudiants bénéficiaient d’une bourse, les autres finançaient eux-mêmes leur cursus.

L’intégration au processus de Bologne permet la reconnaissance internationale des diplômes et des crédits (ECTS). Les universités kazakhes coopèrent avec de nombreux partenaires étrangers, facilitant la mobilité étudiante et enseignante.

Les cours sont dispensés principalement en kazakh (63 %), en russe (34 %) et en anglais (3 %). Le système de notation soviétique laisse place au GPA américain. Les programmes combinent matières obligatoires et cours optionnels choisis par les étudiants.

Coût de la vie

Vivre au Kazakhstan coûte moins cher qu’en Europe ou en Amérique, mais reste onéreux comparé aux autres pays d’Asie centrale ou de la CEI. L’essor économique, dopé par les ressources minières (notamment le pétrole), a tiré le niveau de vie et les prix vers le haut. Toutefois, les crises économiques et la dépréciation du tenge (KZT) ont fait grimper les tarifs tout en érodant le revenu moyen. Astana et Almaty affichent un coût de la vie supérieur à celui des villes régionales, en raison de la concentration d’emplois et d’entreprises étrangères. À titre indicatif, le taux de change était de 1 USD = 320 KZT en février 2017, avec un salaire moyen avoisinant 147 000 KZT (460 USD) en 2016.

Hébergement

Le logement représente la dépense principale. Beaucoup de Kazakhs louent ou contractent des prêts immobiliers. Un programme d’État facilite l’accès à des appartements de classe économique via des prêts hypothécaires. Louer un appartement d’une pièce coûte en moyenne 300 USD, et 400 USD pour deux pièces, hors charges. Les prix varient selon l’emplacement, l’état du logement, l’équipement (électroménager, internet, TV câblée…). Acheter un appartement d’une pièce revient autour de 40 000 USD, deux pièces 60 000 USD.

Utilitaires

Les charges (électricité, gaz, chauffage, eau, évacuation des eaux, téléphone fixe, enlèvement des ordures) restent abordables. Pour un appartement d’une pièce, il faut compter environ 56 USD par mois. Internet mensuel coûte autour de 15 USD.

Coûts médicaux

Le système de santé kazakh, essentiellement public, a connu plusieurs réformes. L’assurance maladie obligatoire était prévue pour 2017. Les services médicaux de base et d’urgence sont gratuits, mais la qualité varie. Le secteur privé offre de meilleures prestations, souvent accessibles via l’assurance santé fournie par les grandes entreprises. À titre d’exemple, une boîte d’antibiotiques coûte environ 5,5 USD ; une consultation 15 USD.

Shopping

Almaty s’impose comme la capitale du shopping avec ses centres commerciaux modernes (Mega, Dostyk Plaza, Esentai Mall, ADK, Tsum…), où se côtoient marques internationales comme Zara, Mango, Karen Millen, Next ou Marks & Spencer, aussi présentes à Astana et dans les grandes villes.

Pour des courses économiques, les chaînes Small, Magnum ou les bazars comme Zelenyi sont privilégiés. Ce dernier, réputé à Almaty, incarne l’esprit du bazar oriental. Chaque mois, la ville accueille une foire artisanale où se croisent objets traditionnels, vêtements, bijoux ou jouets venus du Kazakhstan et des pays voisins.

Taxe de vente

La majorité des achats sont soumis à une TVA de 12 %. Un système de détaxe pour les étrangers est à l’étude.

Pour mieux se repérer, voici quelques références de prix courants au Kazakhstan :

  • Location d’un appartement d’une pièce en centre-ville : 625 $ par mois
  • Location d’un appartement d’une pièce en dehors du centre : 300 $ par mois
  • Prix d’un appartement d’une pièce : à partir de 40 000 $
  • Miche de pain : 0,34 $
  • Lait (1 litre) : 1,06 $
  • Fromage (500 g) : 3,75 $
  • Bière (0,5 litre) : 1,06 $
  • Paquet de cigarettes : 1 $
  • Essence (1 litre) : 0,43 $
  • Billet de cinéma : 4,06 $

Source : www.expatarrivals.com (consulté en février 2017).

Conduite

Les routes du pays laissent parfois à désirer : attention aux nids-de-poule imprévus. Les vitesses maximales sont de 60 km/h en ville, 90 km/h sur route et 110 km/h sur autoroute. Pour rouler, il faut permis de conduire, assurance obligatoire et papiers du véhicule.

Quelques points pratiques à connaître :

  • La circulation se fait à droite
  • Conducteur et passager avant doivent attacher leur ceinture
  • Aucune tolérance pour l’alcool au volant
  • Il est interdit d’utiliser un téléphone portable en conduisant
  • Les enfants de moins de 12 ans doivent voyager dans des sièges adaptés ou attachés avec une ceinture spéciale

Taxis

Les taxis officiels se réservent par téléphone ou en ligne, avec des tarifs variables selon la catégorie du véhicule. Les taxis non officiels, très répandus, consistent à héler un particulier pour partager un trajet. Ce système, moins sûr et moins confortable (voitures parfois vétustes), reste attractif pour son prix et sa disponibilité immédiate.

Bus et autocars

Le réseau public comprend bus, trolleybus, tramways et, à Almaty, une ligne de métro. Le ticket de bus coûte environ 0,25 $, un abonnement mensuel 23,4 $, tarif réduit étudiant ou retraité 6,25 $. Des bornes de paiement facilitent l’accès aux transports à Almaty.

Le métro d’Almaty, ouvert en 2011, propose neuf stations, chacune avec un style artistique propre. Certaines stations reprennent des motifs nationaux, d’autres un design moderne. La plus profonde, Abaya, atteint 78 mètres sous terre.

Pour relier les villes et régions, bus et minibus privés assurent des liaisons à prix compétitif, généralement plus économiques que le train ou l’avion pour des trajets de 5 à 6 heures.

Trains

Le réseau ferré s’étend sur 15 300 kilomètres, construit à l’époque soviétique et connecté avec la Russie, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan. Il est conseillé de réserver à l’avance, notamment pendant les fêtes (www.railways.kz). Passeport et billet sont exigés à l’embarquement.

Les trains se déclinent en modèles lents (anciens wagons soviétiques, avec différentes classes de couchettes : « platscart », « kupe », « SV ») et modèles rapides Talgo, dont les tarifs se rapprochent de ceux de l’avion.

Quelques exemples de prix pour un aller simple :

  • Almaty, Astana en train lent platscart : 13 $, kupe : 19 $
  • Almaty, Astana en train rapide platscart : 33 $, kupe : 44 $, lux : 48 $

Voyage en avion

Le transport aérien couvre l’ensemble du territoire. Plusieurs compagnies internationales desservent le Kazakhstan, ainsi que quelques opérateurs locaux comme Air Astana, Scat et KazakHair. Air Astana répond aux standards de sécurité internationaux et assure des liaisons intérieures et extérieures.

Les billets s’achètent en ligne ou en agence, par exemple sur www.aviata.kz. Un aller-retour Almaty-Astana en classe économique commence à 87 $, en affaires à 420 $.

Autres moyens de se déplacer

Le vélo gagne en popularité, surtout à Almaty où des pistes cyclables urbaines et de montagne sont disponibles. L’été, beaucoup privilégient ce mode de transport, encouragé par la municipalité comme solution écologique.

Heures de travail

La semaine s’étale sur 5 ou 6 jours, généralement de 9 h à 18 h, avec une pause déjeuner entre 13 h et 14 h. Le salaire minimum en 2017 était fixé à 24 459 KZT (76 $). Le salaire moyen en 2016 se situait autour de 143 600 KZT (449 $), avec des écarts selon les secteurs (statistiques : www.capital.kz).

Fêtes

Les salariés bénéficient de 24 jours de congés annuels, davantage dans certaines professions (enseignants : 56 jours). À cela s’ajoutent 16 jours fériés, susceptibles d’augmenter si un jour férié tombe un week-end.

Jours fériés

Le calendrier officiel compte 12 jours fériés chaque année.

Dates des jours fériés

2019

Jour de l’An : 1er janvier

Jour suivant : 2 janvier

Journée internationale de la femme : 8 mars

Fêtes de Nauryz : du 21 au 25 mars

Journée de l’unité des peuples du Kazakhstan : 1er mai

Journée du défenseur : 7 mai

Victoire : 9 mai

Jour de la capitale : 8 juillet

Jour de la Constitution : 30 août

Journée du premier président : 2 décembre

Fête de l’indépendance (observée) : 17 décembre

Si le premier jour du Kurban Aït musulman ou de Noël orthodoxe tombe un jour ouvré, ces jours sont également chômés.

Visas et éligibilité au travail

Pour séjourner au Kazakhstan, un visa est nécessaire, à retirer auprès d’une ambassade ou d’un consulat. Plusieurs types existent : affaires, tourisme, transit, diplomatie, investisseur, travail, études, médical.

Les démarches de demande de visa requièrent plusieurs documents :

  1. Passeport valide (valable au moins six mois après le retour prévu)
  2. Lettre d’invitation
  3. Formulaire de demande
  4. Une photo
  5. Frais de dossier
  6. Réservation d’hôtel
  7. Confirmation de vol

À l’arrivée, une carte d’enregistrement est délivrée, parfois en même temps que le visa selon la nationalité.

Obtenir un permis de travail relève souvent du parcours du combattant. Il est attribué à l’employeur ou au salarié pour certaines catégories : dirigeants, cadres supérieurs, professionnels qualifiés et travailleurs qualifiés.

Pour attirer investissements et tourisme, le pays a introduit des mesures facilitant l’entrée. Les ressortissants de 48 pays, dont ceux de l’OCDE, des Émirats arabes unis, de Malaisie, Singapour ou Monaco, peuvent désormais entrer sans visa.

Fiscalité

L’année fiscale commence le 1er janvier et s’achève le 31 décembre. Les entreprises déposent des déclarations trimestrielles, les particuliers et petits entrepreneurs deux fois par an. Les sociétés acquittent l’impôt sur les bénéfices (20 %) et la TVA (12 %), d’autres taxes s’ajoutent selon la nature de l’activité. Les particuliers s’acquittent de trois prélèvements : impôt sur le revenu (10 %), cotisations retraite (10 %), impôt social (5 %). Les propriétaires de biens immobiliers, véhicules ou terres sont soumis à des taxes spécifiques.

Pensions

Le système de retraite est passé de fonds publics à privés puis à un modèle unifié : toutes les cotisations sont désormais rassemblées dans le Fonds national de pension. Trois types d’apports existent : pension obligatoire, cotisations professionnelles obligatoires et versements volontaires. L’épargne est investie (dépôts, actions, obligations…), offrant un complément de revenus. Les femmes perçoivent leur pension dès 58 ans, les hommes à 63 ans.

Style de gestion

Depuis les années 1990, le Kazakhstan s’est ouvert aux investisseurs et sociétés étrangères. Pourtant, la gestion reste d’inspiration hiérarchique : les décisions viennent du sommet et sont appliquées sans discussion. Les cadres, à tous niveaux, ont l’habitude de suivre les ordres venus d’en haut. Les négociations, notamment avec l’administration, peuvent prendre du temps. Nouer des relations personnelles et obtenir un contact direct avec les décideurs accélère souvent le processus.

Formalité

Les réunions d’affaires sont formelles : poignée de main entre hommes, salut de la tête pour les femmes, qui prennent l’initiative si elles souhaitent serrer la main. On utilise d’abord les titres, puis on passe à un mode plus direct. L’échange de cartes de visite marque le début de la relation. Il est admis de donner son avis, mais contredire un aîné ou une personne gradée reste mal vu.

Relations

Les affaires reposent sur la confiance et les liens personnels. Avant toute collaboration, il faut instaurer une relation solide, ce qui implique parfois plusieurs rencontres informelles destinées à tisser ce lien de confiance.

Code vestimentaire

Le style vestimentaire varie du strict formel (banques, administrations) au décontracté chic (entreprises privées, fondations). Lors de rendez-vous professionnels, la tenue d’affaires classique s’impose : venir habillé de façon trop décontractée serait mal interprété par les partenaires kazakhs.

Ponctualité

Si les Kazakhs sont réputés peu ponctuels lors des célébrations ou fêtes familiales, le monde des affaires fonctionne différemment. Les horaires sont respectés, et tout retard fait l’objet d’un avertissement immédiat auprès des interlocuteurs.

Langage des affaires

Le kazakh est la langue officielle, mais le russe et l’anglais sont couramment utilisés dans le monde professionnel. L’héritage soviétique explique la place du russe, tandis que l’anglais s’impose avec la multiplication des échanges internationaux et des investissements étrangers.

Le Kazakhstan s’impose comme un territoire de contrastes, d’opportunités et de diversité, prêt à surprendre ceux qui s’y aventurent, qu’ils soient voyageurs, étudiants ou entrepreneurs. Ici, chaque rencontre laisse entrevoir un monde à la fois ancestral et résolument tourné vers l’avenir.